24 Dec 2019

Afrique du Sud - Voyages

Cape Town : une destination de vacances féerique

Wokety Pokety Wokety Wok, Abracabracabranack…

... dans un pays lointain, une ville envoûtante répondant au nom de Cape Town.

Bercée par l’océan et la Montagne de la Table, elle grandit dans un cadre somptueux, offrant à ses visiteurs des paysages à couper le souffle. Majestueuse, mais aussi ambitieuse, elle ne voulait pas uniquement être belle. Alors, au fil du temps, elle et ses habitants, nouant une relation fusionnelle, s’attelèrent à la rendre si particulière.

C’est ainsi qu’à travers un brassage d’amour, de cohésion, de liberté et de respect mutuel, elle devint une ville cosmopolite de caractère. Désormais capitale sud-africaine de l’art de vivre et du melting pot, elle ne se repose cependant pas sur ses lauriers.

Généreuse, elle eut un ultime souhait : faire en sorte que tous les êtres peuplant sa chère et précieuse mère, la planète Terre, se sentent chez eux lorsqu’ils lui rendent visite.

Intelligente, elle orchestra ainsi toutes sortes d’activités afin que tout un chacun puisse y trouver son compte.

Humble et sincère elle ne demanda jamais rien à personne à l’exception peut-être d’une requête ou plutôt d’un plaisir :

"Chers visiteurs, bienvenue chez moi ! Soyez heureux et profitez des trésors dont je recèle. Grimpez sur Lion’s Head, détendez-vous dans les jardins enchantés de Kirstenbosch, flânez le long de mes plages paradisiaques, baladez-vous dans le centre animé du Waterfront, frissonnez dans la cage aux requins, prenez un bol d’air frais au Cap de Bonne Espérance… Vous ne pouvez pas me rendre plus heureuse que de profiter de ces moments magiques de partage."

Et c’est ainsi que la magie opéra… La merveilleuse et unique Cape Town tomba d’amour devant ce magnifique ballet de sentiments : l’amour, l’amitié, la fantaisie, la musique, un doux rêve, une exquise illusion, l’imaginaire peut-être…? Difficile à saisir à l’œil nu, pour la simple et bonne raison que ce ballet ne s’observe pas mais se ressent, nous dit-elle. Elle aime d’ailleurs le caractériser par les mots “précieux”, “rare” et “remarquablement surprenant”. Une chose est sûre, elle se fit la promesse que cet amour inconditionnel ne prendrait jamais fin.

A ce moment-là, un visiteur de passage au Cap, se baladant sur les plages de Clifton, entendit ses propos. Ce monsieur d’un certain âge voyageant en solo était un peu particulier. Répondant au nom de Cynique, l’entrain l’avait hélas abandonné. Las de tout et de tous, il trouvait toujours un aspect négatif à chaque situation, au point même de s’exprimer parfois avec mépris et dédain.

Voulant davantage prouver à la ville qu’il avait raison plutôt que de l’écouter, il se pressa de lui demander :

"Cape Town, quel est ce spectacle si merveilleux ? N’avez-vous pas honte de vendre du rêve dans un monde de plus en plus fou ? Votre utopie vous rend dangereuse !"

Et calmement la ville prit le temps de lui répondre :

"Regardez cette image attentivement. Que voyez-vous ?"

Dessin d'une famille sur la plage de Clifton en train de se détendre

Le visiteur se pencha sur l’illustration et répondit :

"je vois une famille à la plage, la mère est en train de lire, pendant que le père surfe et l’enfant joue au ballon."

"C’est tout ?" Répondit-elle.

"Non, chacun vaque à ses occupations… Ah, elle est belle la famille, tiens !"

"Et bien je vais vous dire ce que je vois. Je vois du mouvement, rien n’est statique. Une nature sublime, une plage dorée, une eau incroyablement pure, l’énergie de Lion’s Head cachée en arrière-plan qui règne en maître et surtout, surtout, un moment de partage en famille avec des notes d’amour, de liberté et de respect."

"De partage ?" Rétorqua-t-il aussitôt, "vous vous foutez de moi là !"

"Pas du tout ! Chacun est libre de s’atteler à ce qui le rend heureux. Moi j’y vois une mère de famille sûrement occupée toute l’année en train de récupérer. Sa main bienveillante est posée sur l’épaule de son enfant et le père, pas peu fier de sa session, cherche sa femme du regard pour partager sa joie et un moment de complicité."

"Mouais…" balbutia-t-il.

Voyant qu’il n’était pas convaincu, Cape Town lui montra alors une autre image. "Et dans celle-ci, que percevez-vous ?"

Dessin d'amis en train de faire la fête dans une villa du Cap

"Je vois un groupe de jeunes en train de faire la fête, enfin, si l’on peut dire… A bien y réfléchir, je vois plutôt une bande de jeunes en train de boire dans une villa qui n’est probablement pas la leur vu l’état des lieux… Ah, la jeunesse !"

"Cynique, je vous en prie !… Essayez d’y mettre un peu du vôtre !"

"Je suis honnête, c’est tout, vous me demandez ce que je vois je vous réponds, point final. Et vous, Mademoiselle qui voit tout en rose ? J’ai hâte d’entendre vos commentaires !"

"Mais j’allais y venir mon cher. Entre nous soit dit, vous pouvez m’appeler Le Cap. De quel état des lieux parlez-vous ? Il s’agit de cotillons voyons ! Moi, je vois une sublime villa, comme il y en a plein ici, à la décoration non conventionnelle mais magnifique ! Mais la réelle magie de ce lieu, de cette image, c’est l’énergie qui s’en dégage !"

Cynique, agacé, lui coupa la parole.
"La magie n’existe pas !"

Sans sourciller, Le Cap continua :
"Un pur moment de convivialité et de bonheur. Les gens sont heureux, ils célèbrent le fait d’être ensemble dans un coin de paradis sur Terre, et je les remercie d’ailleurs de m’honorer ainsi. Ne percevez-vous pas cette atmosphère au cœur de l’action ? De l’amitié, des rigolades, de l’amour, une certaine ivresse insouciante ?"

"Hum Hum…" 

Cynique sentait qu’une part de lui acquiesçait ces paroles, mais…Chassez le naturel, il revient au galop, il ne put s’empêcher de rajouter :

"Peut-être… Mais ils doivent certainement prendre la pause. Je vous parie qu’après le flash chacun est retourné sur son smartphone !"

"Vous êtes incorrigible mon ami !"

Quelque peu attristée par l’attitude de Cynique, Cape Town voulut lui donner une petite leçon. Toujours sur la même lancée, elle lui demanda de regarder un troisième dessin.

"Et que pensez-vous de celui-là ?"

Dessin d'un automobiliste en train de donner à manger aux babouins

“Cette fois-ci, vous ne m’aurez pas !”, pensa le visiteur ronchon. C’est pourquoi, impatient d’entendre la réponse du Cap, mais ne se doutant nullement qu’il était en train de se faire piéger, il se dépêcha de rétorquer, le sourire en coin et l’air taquin :

"Je vois une voiture magnifique dans un décor sublime, avec un conducteur libre émerveillé par son environnement à tel point qu’il donne à manger aux babouins."

Non surprise, Cape Town sourit sans dire un mot.

"Alors ?" Répliqua Cynique. "C’est bien cela que vous vouliez entendre ?"

La ville prit une grande respiration puis réagit :

"Aie, aie, aie ! Je le présageais… Je vais vous dire ce que je vois : simplement une voiture sur une route avec un conducteur maladroit qui nourrit mes chers babouins. Qu’il ne vienne pas se plaindre après !"

Ébahi, surpris, et non moins vexé, Cynique ne savait plus que dire… “Mais, mais”…, marmonna-t-il.

"Vous voyez, l’ami, ce n’est pas agréable comme sentiment. N’avez-vous pas compris qu’il faut ressentir les choses et non les dire sans y croire pour que la magie opère ? Vous dites cela sans y croire un seul instant."

Froissé, gêné, un tant soit peu humilié, il n’avait pas apprécié que l’on se joue de lui. Dans l’empathie la plus totale, Cape Town lui avoua cependant qu’elle n’avait pas menti quant à sa description de l’image.

"Vous comprenez Cynique, tout est une question de perception, d’angle de vue, d’attitude. A quoi bon voir le mal partout ? Être suspicieux de tout ? Inquiet pour rien ? Provocateur à outrance ? A quoi cela vous mène ? Et permettez-moi de vous dire que ma réponse est la preuve que je ne vois pas tout en rose, Monsieur au jugement facile."

Perplexe et confus, le vieil homme resta bouche bée et c’est bien là où voulait en venir Le Cap. Elle continua :

"Ce n’est pas tout noir ou tout blanc, l’existence est faite de nuances, caractérisées par une palette de couleurs aussi diverses que variées et sachez que le bien n’existerait pas sans le mal…"

Le visiteur ne put s’empêcher de dire :

"C’est vous qui devenez cynique ! C’est vous qui disiez à l’instant que tout est une question d’attitude vis à vis d’une situation et…"

La ville-mère comprit alors que c’était le bon moment pour lui montrer sa dernière illustration et l’interrompit.

"Je crois que vous grandissez camarade, je vous laisse une dernière chance : qu’apercevez-vous dans cette image ?"

Dessin d'un couple qui admire Table Mountain au coucher du soleil

Ému, sans vraiment comprendre pourquoi, il baissa naturellement sa garde et répondit d’une voix tremblotante :

"Je vois un magnifique ballet ! De l’amour je suppose, du moins deux personnes en symbiose, prenant le temps de vivre sans se poser trop de questions. L’eau, le feu, la terre, l’air sont à leurs côtés formant une unité si belle… Tous est si clair… Je vois la vie Cape Town ! La VIE !"

Les larmes aux yeux, Cynique avait chaud et commençait à manquer d’air. Conscient de son malaise, Le Cap lui dit :

"Fermez les yeux et respirez calmement."

Le vieil homme s’exécuta et le conseil s’avéra payant puisqu’il se sentait beaucoup mieux.

"Je suis fière de vous ! Vous voyez, il n’est jamais trop tard. Après toutes ces années, vous êtes en train de lâcher prise. Ne vous sentez-vous pas plus léger sans ce fardeau sur vos épaules que vous vous êtes vous-même créé ?"

Toujours les yeux fermés, Cynique commençait à avoir froid et des larmes coulaient sur ses joues déjà rosées.

"Je suis heureuse pour vous mon ami, vous avez compris. La vie est un ballet ! Parfois, au cœur de l’action, il peut se révéler complexe et intense, mais le résultat final ne serait pas aussi splendide sans ces passages tumultueux. Mais qui les rend tumultueux ? Qui ? Vous êtes-vous seulement posé la question ? La vie est simple, vous, les Hommes, avez tendance à la prendre pour acquise et vos choix font que vous la rendez si compliquée parfois. Certains choisissent un ballet aux sons rapides, d’autres le préfèrent lent… Peu importe, puisqu’au final c’est l’alternance de ces différentes musiques qui le rend si beau et si unique.

Tomber amoureux, se séparer, être blessé, se relever, s’ouvrir, essayer de comprendre d’où l’on vient, vouloir savoir qui l’on deviendra et pourquoi, quel est notre but… Mais mince, vous oubliez de vivre !!!

Rappelez-vous de ce que le grand sage Gandhi a dit : “La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre”. Alors vivez bon sang !"

Cynique tremblant de tout son corps ne pouvait retenir ses larmes. Mais avant de partir, Cape Town avait un dernier mot pour lui.

"Mon cher ami, vous êtes beau, votre cœur est grand et je vous aime, comme toutes les personnes qui viennent me rendre visite. Faites-moi une faveur : arrêtez de vous nourrir de vos fausses pensées négatives qui polluent votre esprit et vous leurrent par la même occasion en vous faisant croire qu’il en est ainsi et que vous n’y pouvez rien. Vous êtes le responsable de votre propre bonheur ! Profitez de chaque seconde, du moment présent car parfois le ballet peut malheureusement s’arrêter à l’entracte… C’est incroyable la capacité que vous avez à oublier que vous n’avez qu’une vie ! Il m’a juste semblé bon de vous le rappeler. La vie est belle, alors dansez !"

Puis, plus un mot. Toujours tremblotant, il réalisa alors qu’une légère brise soufflait sur son visage depuis un moment. Il ouvrit les yeux et se réveilla sur la plage de Clifton en position fœtale. Confus, perdu, il ne comprenait pas… Il pensa à 10000 choses en même temps :

"J’ai rêvé ? Alors ce n’était qu’un rêve ? Non ce n’est pas possible ! Mais pourtant cela avait l’air si réel !"

Puis, tout en prenant conscience de son état, il réalisa à quel point il se sentait bien, comme… comme jamais à vrai dire. Il se releva lentement, enfila son gilet et regarda autour de lui. C’est alors qu’il aperçut une nature sublime, une plage dorée, une eau incroyablement pure, l’énergie de Lion’s Head cachée en arrière-plan qui règnait en maître. Un sourire béat s’afficha sur son visage et à voix haute, le cœur serré et les yeux émerveillés, il soupira :

"Merci Cape Town."

Il s’en moquait, rêve ou pas, fantaisie, magie, ballet, quelque chose s’était bel et bien passé. Inutile de chercher le pourquoi du comment se dit-il, je suis exactement là où j’ai envie d’être. Il tourna la tête et découvrit une charmante famille réunie pour admirer le coucher du soleil sur l’immensité de l’Atlantique. Le livre était fermé, la planche de surf posée sur le sable et le ballon rangé dans le sac. Transformé, le vieil homme s’assit et ne put s’empêcher de lancer à ses voisins :

"Quelle belle famille vous avez là !"

Reconnaissant, lui aussi à son tour tomba d’amour pour la vie grâce à sa chère amie Cape Town. L’eau, le feu, la terre, l’air étaient à ses côtés formant une unité si belle… Tout était si clair…

Icones représentant des étoiles relatives à la magie du Cap

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